She drew her first breath filled with the strange scent of trillium flowers and nickel mines of Sudbury, Ontario. Her little feet would grow and roam through a little farm town just south in that same province; then back again to the rocks and train tracks of what some call the moon.
As the clay of her spirit was still moist and longing for shape, she was whisked away to a land of “fleurs de lis” and sovereignty. She remained there, ached there until she learned to walk, to love, to grow on her own. The walled city still carries the echoes of her laughter, her tears, her stumbling fall on cobble stone after too much wine and dancing.
With springtime’s sweet breath and loving caress she was carried away to a prairie land far from what she knew, but it became her garden where she wildly grew. It was there that many of her artist dreams emerged and bloomed. Her first love, the stage; her second, the page; her refuge, paint swirled on canvas.
With her love in check and her bags all packed, her spirit gazed upon a nighttime sky that echoed dreams of old. They bid her to travel once more, and call a new place her home. She now finds herself amongst the twinkling lights with a suitcase full of hope.
La Biographie de Tamara Lynn Robert
Le premier arôme à emplir ses narines fut un curieux mélange propre à Sudbury (Ontario) : trille et mines de nickel. Ses petits pieds allaient grandir en parcourant allègrement une petite ville agricole à quelques pas au sud, pour ensuite revenir arpenter les rochers et voies ferrées de ce que certains appellent la lune.
Son esprit n’aspirant encore qu’à prendre forme tel une glaise humide, elle fut emportée au pays des fleurs de lys et de la souveraineté. Elle y demeura jusqu’à ce qu’elle apprît à marcher, à aimer, à croître par elle-même. La ville fortifiée résonne encore de ses éclats de rire, de ses sanglots, du bruit de sa chute sur les pavés pour avoir trop pris de vin et trop dansé.
Le souffle doux et caressant du printemps la transporta vers une vaste prairie à mille lieues de tout ce qu’elle avait jamais connu – mais une prairie fertile, un jardin où elle allait pousser démesurément. Oui, c’est là que beaucoup de ses rêves d’artiste ont bourgeonné, c’est là qu’ils ont éclos. Son premier amour : la scène. Son deuxième amour : la plume. Son refuge : illuminer une toile de tourbillons de couleur.
Or voilà que, son amour consentant et ses valises faites, ses pensées s’orientaient vers un ciel nocturne parcouru de rêves immortels. Ils l’invitent à partir une fois de plus en voyage, à se trouver un nouveau chez-elle. La voici donc parmi les lumières scintillantes, avec à la main une valise pleine d’espoirs.